artiste / artist : Alberto GIACOMETTI (Suisse, Borgonovo 1901 - Coire 1966) - Site officiel
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[Daniel BUREN, Alberto GIACOMETTI].
Oeuvres contemporaines 1964-1966.
Paris, Galerie Kamel Mennour, 2010. |

[Alberto GIACOMETTI].
L'atelier d'Alberto GIACOMETTI.
Paris, Centre Pompidou, 2007. |

[Alberto GIACOMETTI].
Sculptures. Peintures. Dessins.
Paris, Musé d'Art Moderne, 1991. |

[Alberto GIACOMETTI].
Alberto GIACOMETTI.
Paris, Gallimard, 1988. |
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[Alberto GIACOMETTI].
Dessins. Gravures. Lithographies.
Tanlay, Centre d'Art, 1984. |

[Alberto GIACOMETTI].
Autres heure, autres traces...
Paris, Galerie Maeght, 1979. |

[Alberto GIACOMETTI].
Alberto GIACOMETTI.
Saint-Paul, Fondation Maeght, 1978. |

[Alberto GIACOMETTI].
Dessins. Estampes. Livres.
Genève, Galerie Engelberts, 1970. |
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[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°33.
Paris, XXème Siècle, 1969. |

[COLLECTIF].
COLLECTIF.
New York, Pierre Matisse, 1955. |
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Alberto GIACOMETTI, né en 1901 à Borgonovo en Suisse et mort en 1966 à Coire, est l'un des sculpteurs et peintres les plus influents du XXe siècle. Fils du peintre post-impressionniste Giovanni Giacometti, il s'installe à Paris en 1922 pour étudier sous la direction d'Antoine BOURDELLE à l'Académie de la Grande Chaumière. Durant les années 1930, il rejoint le mouvement surréaliste d'André Breton, période durant laquelle il crée des œuvres symboliques et oniriques comme La Boule suspendue (1930) ou Le Palais à quatre heures du matin (1932). Cependant, son besoin de revenir au travail d'après nature provoque son exclusion du groupe en 1935, marquant le début d'une quête solitaire sur la représentation humaine.
Après la Seconde Guerre mondiale, passée en Suisse, GIACOMETTI revient à Paris et développe son style de maturité, caractérisé par des figures filiformes, étirées à l'extrême et aux surfaces tourmentées. Cette nouvelle esthétique, souvent associée à la philosophie existentialiste de son ami Jean-Paul Sartre, cherche à saisir l'essence de la présence humaine et la fragilité de l'être dans le vide de l'espace. En 1947, il réalise certaines de ses sculptures les plus emblématiques, dont L'Homme qui marche, qui deviendra une icône de l'art moderne. Sa première grande exposition personnelle d'après-guerre a lieu à la galerie Pierre Matisse à New York en 1948, lui apportant une renommée internationale immédiate.
Les années 1950 et 1960 marquent l'apogée de sa carrière et sa consécration institutionnelle à travers le monde. En 1955, des rétrospectives d'envergure lui sont consacrées simultanément au Guggenheim Museum de New York et dans plusieurs institutions britanniques. En 1962, il reçoit le Grand Prix de sculpture à la Biennale de Venise, confirmant son statut de maître incontesté. Parallèlement à la sculpture, il poursuit une œuvre picturale intense, réalisant de nombreux portraits de ses proches, comme son frère Diego ou sa femme Annette, caractérisés par un réseau dense de lignes cherchant à cerner le regard et la structure du visage.
Jusqu'à ses derniers jours, GIACOMETTI travaille de manière obsessionnelle dans son modeste atelier de la rue Hippolyte-Maindron, refusant tout confort pour se concentrer sur l'impossibilité de rendre compte de la vision réelle. En 1965, un an avant sa mort, il reçoit le Grand Prix National des Arts en France et voit l'ouverture de sa rétrospective au Museum of Modern Art (MoMA) de New York. Son héritage, géré aujourd'hui par la Fondation Giacometti à Paris, demeure une référence absolue pour sa capacité à avoir réduit la figure à sa ligne la plus pure, capturant ainsi la solitude tragique et la persévérance de l'individu face à l'infini.