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[Raymond HAINS].
La tentative.
Paris, Centre Pompidou, 2001. |

[Raymond HAINS].
J'ai la mémoire qui planche.
Paris, Centre Pompidou, 2001. |

[Raymond HAINS].
Oeuvres récentes.
Nice, MAMAC, 2000. |

[COLLECTIF].
La peinture après l'Abstraction.
Paris Musés, 1999. |
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[Raymond HAINS].
Akzente / Accents 1949-1995.
Wien, Museum moderner, 1995. |

[Raymond HAINS].
Les 3 Cartier.
Paris, Fondation Cartier, 1994. |

[COLLECTIF].
Artstudio N°23.
Paris, Artstudio, 1991. |

[Raymond HAINS].
Guide des collections permanentes.
Paris, Centre Pompidou, 1990. |
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[DUFRÊNE, HAINS, ROTELLA, VILLEGLÉ].
Beautés volées.
Musé de St. Etienne, 1976. |

[COLLECTIF].
Livre d'or.
Paris, Galerie Edouard Smith, 1965-1966. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°71.
Paris, Cimaise, 1965. |
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Né en 1926 à Saint-Brieuc, Raymond HAINS entame son parcours artistique aux Beaux-Arts de Rennes, où il fait la rencontre déterminante de Jacques VILLEGLÉ. S'installant à Paris à la fin des années 1940, il commence par explorer la photographie expérimentale. Dès 1948, il utilise des verres cannelés pour créer ses « photographies hypnagogiques », déformant les lettres et les formes pour inventer une nouvelle abstraction visuelle, une démarche qu'il présente lors de sa première exposition personnelle à la Galerie Colette Allendy en 1948.
Le tournant majeur de sa carrière survient avec la découverte des affiches lacérées dans les rues parisiennes. Avec VILLEGLÉ, il prélève ces couches de papier déchirées par le temps et les passants, les considérant comme des peintures prêtes à l’emploi. Cette démarche culmine en 1957 avec l'exposition historique « Loi du 29 juillet 1881 » à la Galerie Colette Allendy, où il détourne le cadre législatif sur la liberté de la presse pour en faire un manifeste artistique. En 1960, il devient l'un des membres fondateurs du groupe des Nouveaux Réalistes sous l'égide de Pierre Restany.
Au cours des décennies suivantes, HAINS délaisse l'affiche pour explorer d'autres matériaux urbains, comme les palissades de chantier en tôle galvanisée, qu'il expose notamment à la Biennale de Paris en 1959. Son œuvre devient de plus en plus conceptuelle et sémantique, jouant sur les calembours, les associations d'idées et les coïncidences linguistiques. Il crée des personnages fictifs et des structures complexes qu'il nomme « abstractions de poche », transformant le monde en un vaste musée imaginaire où chaque objet peut devenir le point de départ d'une enquête intellectuelle.
La reconnaissance institutionnelle de l'artiste s'affirme par de grandes rétrospectives, notamment au Centre Pompidou en 1976, puis à nouveau en 2001 avec l'exposition « La boîte à fiches ». Présent à la Documenta IV de Cassel en 1968 et représentant la France à la Biennale de Venise en 1990, il reste actif jusqu'à sa disparition en 2005. Raymond HAINS laisse derrière lui une œuvre inclassable, marquée par une insatiable curiosité pour le langage et une liberté totale face aux conventions de l'art contemporain.