Né à Berlin en 1913 sous le nom d'Alfred Otto Wolfgang Schulze, WOLS est une figure météorique et tragique de l'art du XXe siècle, considéré comme le père de l'Informel. Après une jeunesse marquée par la musique et un passage éphémère au Bauhaus, il s'exile à Paris en 1932 pour fuir le nazisme. Photographe de talent avant d'être peintre, il mène une existence précaire et errante, adoptant son pseudonyme en 1937 à la suite d'un télégramme mal transcrit, tout en fréquentant les cercles surréalistes et intellectuels de Saint-Germain-des-Prés.
Le tournant majeur de sa carrière se produit durant la Seconde Guerre mondiale. Interné comme ressortissant allemand dans plusieurs camps en France, notamment au camp des Milles, il commence à produire des aquarelles de petit format, visionnaires et obsessionnelles. Ces œuvres révèlent un univers organique complexe, où le microcosme rejoint le macrocosme. À la Libération, encouragé par Jean Paulhan et soutenu par la Galerie René Drouin à Paris, il y présente sa première exposition personnelle de gouaches en 1945, marquant durablement les esprits par sa radicalité.
Son passage à la peinture à l'huile en 1946 consacre sa rupture avec toute forme de figuration traditionnelle. Ses toiles, caractérisées par des griffures, des empâtements et des projections de matière, deviennent le champ d'une bataille existentielle. Cette recherche culmine lors de son exposition phare à la Galerie René Drouin en 1947, intitulée simplement « WOLS », qui choque et fascine la critique. Il y expose des œuvres où la peinture semble sécrétée plutôt que peinte, ce qui amènera le critique Michel Tapié à théoriser plus tard l'« Art Autre ».
Miné par l'alcoolisme et une santé fragile, WOLS s'éteint prématurément à Paris en 1951 à l'âge de 38 ans. Sa reconnaissance posthume est immédiate et internationale, notamment grâce à la Documenta 1 de Cassel en 1955 et à la Biennale de Venise en 1958, où son œuvre est célébrée comme le chaînon manquant entre le surréalisme et l'abstraction gestuelle. Aujourd'hui, ses créations sont conservées dans les plus grandes institutions mondiales, témoignant de l'influence capitale d'un artiste qui a su transformer sa propre détresse en un langage plastique universel.
Né à Berlin en 1913 sous le nom d'Alfred Otto Wolfgang Schulze, WOLS est une figure météorique et tragique de l'art du XXe siècle, considéré comme le père de l'Informel. Après une jeunesse marquée par la musique et un passage éphémère au Bauhaus, il s'exile à Paris en 1932 pour fuir le nazisme. Photographe de talent avant d'être peintre, il mène une existence précaire et errante, adoptant son pseudonyme en 1937 à la suite d'un télégramme mal transcrit, tout en fréquentant les cercles surréalistes et intellectuels de Saint-Germain-des-Prés.
Le tournant majeur de sa carrière se produit durant la Seconde Guerre mondiale. Interné comme ressortissant allemand dans plusieurs camps en France, notamment au camp des Milles, il commence à produire des aquarelles de petit format, visionnaires et obsessionnelles. Ces œuvres révèlent un univers organique complexe, où le microcosme rejoint le macrocosme. À la Libération, encouragé par Jean Paulhan et soutenu par la Galerie René Drouin à Paris, il y présente sa première exposition personnelle de gouaches en 1945, marquant durablement les esprits par sa radicalité.
Son passage à la peinture à l'huile en 1946 consacre sa rupture avec toute forme de figuration traditionnelle. Ses toiles, caractérisées par des griffures, des empâtements et des projections de matière, deviennent le champ d'une bataille existentielle. Cette recherche culmine lors de son exposition phare à la Galerie René Drouin en 1947, intitulée simplement « WOLS », qui choque et fascine la critique. Il y expose des œuvres où la peinture semble sécrétée plutôt que peinte, ce qui amènera le critique Michel Tapié à théoriser plus tard l'« Art Autre ».
Miné par l'alcoolisme et une santé fragile, WOLS s'éteint prématurément à Paris en 1951 à l'âge de 38 ans. Sa reconnaissance posthume est immédiate et internationale, notamment grâce à la Documenta 1 de Cassel en 1955 et à la Biennale de Venise en 1958, où son œuvre est célébrée comme le chaînon manquant entre le surréalisme et l'abstraction gestuelle. Aujourd'hui, ses créations sont conservées dans les plus grandes institutions mondiales, témoignant de l'influence capitale d'un artiste qui a su transformer sa propre détresse en un langage plastique universel.