artiste / artist : Carmen PERRIN (Bolivie, La Paz 1953 - vit et travaille en Suisse) - Site officiel
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[Carmen PERRIN].
Carmen PERRIN.
Genève, Galerie Guy Bärtschi, 2006. |

[Carmen PERRIN].
Contextes.
Gollion, Editions InFolio, 2004. |

[Carmen PERRIN].
L'écran, le seuil, la trouée.
Vassivière (Limousin), CAC, 1997. |

[Carmen PERRIN].
Révolution.
Genève, Société Suisse de St-Luc, 1997. |
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[Carmen PERRIN].
Attention au départ 1983-1996.
Baden, Editions Lars Müller, 1996. |

[Carmen PERRIN].
Arbeiten...
Luzern, Museum im Bellpark, 1992. |

[Carmen PERRIN].
Carmen PERRIN.
Genève, C. Perrin et Halle Sud, 1988. |
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Née en 1953 à La Paz, en Bolivie, Carmen PERRIN s'installe à Genève dès 1960, ville où elle effectue sa formation artistique à l'École Supérieure d'Art Visuel. Artiste plasticienne et sculptrice, elle se fait connaître dès les années 1980 par un travail rigoureux sur la perception et la matière. Son parcours est marqué par une première exposition personnelle d'envergure au Cabinet des estampes de Genève en 1986, qui pose les jalons d'une recherche axée sur la tension entre les matériaux industriels et l'espace environnant.
Son œuvre se distingue par une manipulation subtile de la lumière et de la transparence, utilisant souvent des matériaux comme le verre, le bois ou le métal perforé. PERRIN explore la relation entre le plein et le vide, invitant le spectateur à une expérience kinesthésique de l'œuvre. En 1993, sa participation à l'exposition collective « Différentes natures » à La Défense confirme son intérêt pour l'intégration de la sculpture dans l'architecture et le paysage, une thématique qui deviendra centrale dans sa pratique au fil des décennies.
Le tournant des années 2000 voit l'artiste multiplier les interventions dans l'espace public et les institutions internationales. En 2005, elle réalise une installation majeure pour le Musée d'Art et d'Histoire de Genève, témoignant de sa capacité à transformer la perception d'un lieu chargé d'histoire. Parallèlement à sa création plastique, elle s'investit dans l'enseignement, notamment à l'École supérieure d'arts et médias de Caen/Cherbourg, où elle transmet sa réflexion sur la « sculpture-contexte » et les interactions entre le corps et l'objet.
La reconnaissance de son travail se poursuit avec des expositions marquantes, comme celle à la Maison des Arts de Malakoff en 2012 ou sa présentation à la Galerie Catherine Putman à Paris en 2019, intitulée « Dessins ». Son art, qui oscille entre la rigueur de l'art minimal et une sensibilité organique, continue d'habiter des espaces variés, des centres d'art contemporain aux commandes pérennes en milieu urbain. Aujourd'hui, Carmen PERRIN demeure une figure incontournable de la sculpture contemporaine, explorant sans cesse les limites de la visibilité et la vibration des surfaces.