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COBRA - Le règne imaginal.

Le règne imaginal - Les artistes Cobra.
COBRA un art libre.

COBRA un art libre.
Spécial COBRA (COpenhague BRuxelles Amsterdam) 1948 - 1951.

Le 5 novembre 1948, à la Maison des Lettres, rue Férou, à Paris, est organisée la Conférence du Centre international de Documentation sur l'Art d'avant-garde. Ultime réunion au sein du Surréalisme Révolutionnaire, entre les représentants de différents pays et un surréalisme français dépassé, mais toujours vivant. Cette réunion se solde par un échec.
Le 8 novembre à l'Hôtel Le Notre Dame, autour d'une table de café, Christian DOTREMONT et Joseph NOIRET, membres du Centre Révolutionnaire belge, Asger JORN, du Groupe Expérimental danois et Karel APPEL, CONSTANT (Nieuwenhuys), CORNEILLE (Cornelis van Beverloo), du Groupe Expérimental hollandais, dressent le constat de cet échec et décident de fonder un front commun des artistes expérimentaux. Cette fois COBRA est passé de l'état de nécessité à celui de réalité. Les signataires du texte regagnent le Nord. Le secrétariat du mouvement a été confié à C. DOTREMONT qui donne au nouveau-né son nom de famille : COpenhague, BRuxelles, Amsterdam COBRA!. (*)

Photographie du Groupe Cobra à Copenhague en 1948

Dans leur désir d'explorer la création artistique dans toutes ses racines humaines, dans sa spontanéité la moins domestiquée, les Cobra vont s'intéresser aux dessins ou aux poèmes d'enfants et à l'art populaire. C'est par l'art populaire, l'art "primitif", que l'art tout court peut reprendre racine dans la réalité dont il semble avoir perdu jusqu'au souvenir, à force d'épures acrobatiques. "Nous n'admettons plus qu'ils réimaginent la nature, ni qu'ils la déforment, ni qu'ils la transposent. Nous exigeons des peintres qu'ils imaginent des formes nouvelles. Ils n'arrivent à nous satisfaire que s'ils ont en eux une force d'abstraction assez grande pour rejoindre le primitif représentant le soleil sous la forme d'une roue dentelée, que s'ils ont un don de la métamorphose assez aigu pour créer de nouveaux signes" dira Michel Ragon. (*)



[Karel APPEL].

Peinture 1937-1957.


Paris, Galilée, 1988.


[CONSTANT].

CONSTANT graveur.


Paris, Cercle d'Art, 2004.
Asger Jorn

[Asger JORN].

Asger JORN.


New York, Guggenheim Museum, 1982.


ATLAN et DOTREMONT.

Les transformes.


Paris, Yves Rivière, 1972.

"COBRA refuse les positions toutes faites et fait sa position en marchant.
 COBRA est l'association souple des artistes expérimentaux.
 COBRA s'étend de Malmoë à Florence, de Copenhague à Paris, de Bruxelles à La Havane, de Hanovre à Liège, d'Amsterdam à Londres.
 COBRA ronge les murs, avale les frontières, défait les grilles ; l'art expérimental est celui qui se montre.
 COBRA s'étend de la peinture au cinéma, de la poésie à la musique, de l'observation à la création, de la "main heureuse" au "chapeau fort".
 COBRA s'étend de l'art abstrait libre au surréalisme libre, de ce qui n'est pas muselière à ce qui n'est pas ouate.
 COBRA a tenu en un an et demi trois expositions internationales et quarante expositions nationales."


Page-manifeste de DOTREMONT. (*)

Lithographie originale de Pierre ALECHINSKY

Pierre ALECHINSKY.
Labyrinthe d'apparat II - Lithographie originale, 1973.
Lithographie originale de Asger JORN

Asger JORN.
Lithographie originale, 1945.

"Une histoire de chemin de fer"? Christian DOTREMONT a donné bien d'autres définitions de Cobra. Le 8 novembre 1978, soit trente années jour pour jour après la mémorable réunion du café Notre-Dame à Paris, où Cobra se constitua, il écrivait, dans une de ces litotes souveraines qu'il affectionnait : "Cobra, c'est un mouvement un peu organisé pendant trois ans." Pour nous, il va sans dire que si, comme tant d'autres regroupements d'artistes et de poètes, Cobra avait effectivement cessé d'exister en se désorganisant, on n'en parlerait plus guère. Il en resterait dix numéros d'une revue dite d'avant-garde, et qui n'eut jamais la vie facile, quelques autres publications à très petit nombre d'exemplaires et le souvenir d'expositions préparées dans des conditions chaque fois précaires... Or Cobra a pris avec le cour des années une importance grandissante, bien que les faits qui ont marqué sa brève existence aient laissé sur le moment peu de traces. A l'évidence, Cobra est beaucoup plus que Cobra, que le Cobra historique. On ne saurait l'enfermer dans les limites étroites de sa brève chronologie. Il y a un esprit, un art Cobra, qui n'a cessé, après la désorganisation du rassemblement, d'être productif. Les animateurs du mouvement ont continué sur leur lancé et développé, avec plus ou moins d'écart par rapport à la ligne générale, ce qu'ils avaient inauguré dés 1948-1951. En s'imposant parmi les créateurs les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle, ils ont fait de l'art Cobra l'une des composantes essentielles de notre sensibilité. Et rien n'est arrêté." (*)



[CORNEILLE].

CORNEILLE.


Paris, La Difference, 1992.
Pierre Alechinsky

[Pierre ALECHINSKY].

ALECHINSKY.


Paris, Jeu de Paume, 1998.


[Carl-Henning PEDERSEN].

Carl-Henning PEDERSEN.


Paris, Cercle d'Art, 2003.


[Hugo CLAUS].

Hugo CLAUS Imagier


Anvers, Fonds Mercator, 1988.

Extraits de : (*) "Cobra", de Richard Miller (© 1994 - Nlles Editions Francaises) - "Cobras et après", de Philippe Noiret (© 1962- Galerie Aujourd'hui, Bruxelles) - "Cobra un art libre", de Jean-Clarence Lambert (© 1983 - Sté Nlle des Editions du Chêne, Paris et Fonds Mercator, Anvers).

 
 
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