Né à Nîmes en 1939 et disparu en 2024, André-Pierre ARNAL s’est affirmé comme l’un des acteurs majeurs et des membres fondateurs du mouvement SUPPORTS/SURFACES. Après des études de lettres et d'histoire de l'art à l'Université de Montpellier, il s'engage dès la seconde moitié des années 1960 dans une relecture radicale de la pratique picturale, interrogeant la matérialité de l'œuvre à travers des gestes d'inflexion, de pliage et de lacération. Sa participation active aux réflexions et aux manifestations du groupe s'inscrit pleinement dans l'effervescence artistique de cette époque, marquée par sa présence à des expositions charnières dès la fin des années 1960 qui rebattent les cartes de l'abstraction en France.
Tout au long de son parcours, l'artiste développe un vocabulaire plastique singulier fondé sur l'exploration de la trace, du pli et du support, renouvelant sans cesse le dialogue entre le signe, la couleur et la matérialité du papier ou de la toile. Ses recherches formelles donnent lieu à des séries emblématiques telles que ses « Fripages », ses « Trempages » ou ses « Marouflages », qui témoignent d’une poétique de la matière brute et sensible. Sa reconnaissance institutionnelle s'amplifie au fil des décennies à travers de nombreuses expositions personnelles dans des centres d'art et des musées, comme en témoigne la grande rétrospective « Le champ traversé » qui lui est consacrée au Château de Tarascon en 1996.
Les années 2000 confirment la place incontournable de son œuvre au sein de la création contemporaine à travers des expositions monographiques d'envergure qui mettent en lumière la cohérence de son trajectoire, à l'instar de son exposition personnelle présentée à la Chapelle des Capucins d'Aigues-Mortes en 2003. Son travail fait également l'objet de collaborations régulières avec des galeries de premier plan et intègre les collections permanentes de prestigieuses institutions, parmi lesquelles le Centre Pompidou à Paris, le Musée d'Art Moderne de Céret ou encore le Musée Fabre de Montpellier, qui lui consacre d'importants focus.
Aujourd'hui, l'œuvre d'André-Pierre ARNAL continue de rayonner à travers le monde et de faire l'objet de relectures passionnantes saluées par la critique. Parmi ses jalons récents les plus notables figurent l'exposition « André-Pierre Arnal, Œuvres 1964-2020 » présentée à la galerie Ceysson & Bénétière au Luxembourg en 2020, ainsi que l'exposition rétrospective « Œuvres sur papier. Les origines (1960-1965) » organisée à Lyon en 2024, perpétuant la mémoire d'un créateur infatigable entièrement voué à la liberté de la ligne et du pli.
Né à Nîmes en 1939 et disparu en 2024, André-Pierre ARNAL s’est affirmé comme l’un des acteurs majeurs et des membres fondateurs du mouvement SUPPORTS/SURFACES. Après des études de lettres et d'histoire de l'art à l'Université de Montpellier, il s'engage dès la seconde moitié des années 1960 dans une relecture radicale de la pratique picturale, interrogeant la matérialité de l'œuvre à travers des gestes d'inflexion, de pliage et de lacération. Sa participation active aux réflexions et aux manifestations du groupe s'inscrit pleinement dans l'effervescence artistique de cette époque, marquée par sa présence à des expositions charnières dès la fin des années 1960 qui rebattent les cartes de l'abstraction en France.
Tout au long de son parcours, l'artiste développe un vocabulaire plastique singulier fondé sur l'exploration de la trace, du pli et du support, renouvelant sans cesse le dialogue entre le signe, la couleur et la matérialité du papier ou de la toile. Ses recherches formelles donnent lieu à des séries emblématiques telles que ses « Fripages », ses « Trempages » ou ses « Marouflages », qui témoignent d’une poétique de la matière brute et sensible. Sa reconnaissance institutionnelle s'amplifie au fil des décennies à travers de nombreuses expositions personnelles dans des centres d'art et des musées, comme en témoigne la grande rétrospective « Le champ traversé » qui lui est consacrée au Château de Tarascon en 1996.
Les années 2000 confirment la place incontournable de son œuvre au sein de la création contemporaine à travers des expositions monographiques d'envergure qui mettent en lumière la cohérence de son trajectoire, à l'instar de son exposition personnelle présentée à la Chapelle des Capucins d'Aigues-Mortes en 2003. Son travail fait également l'objet de collaborations régulières avec des galeries de premier plan et intègre les collections permanentes de prestigieuses institutions, parmi lesquelles le Centre Pompidou à Paris, le Musée d'Art Moderne de Céret ou encore le Musée Fabre de Montpellier, qui lui consacre d'importants focus.
Aujourd'hui, l'œuvre d'André-Pierre ARNAL continue de rayonner à travers le monde et de faire l'objet de relectures passionnantes saluées par la critique. Parmi ses jalons récents les plus notables figurent l'exposition « André-Pierre Arnal, Œuvres 1964-2020 » présentée à la galerie Ceysson & Bénétière au Luxembourg en 2020, ainsi que l'exposition rétrospective « Œuvres sur papier. Les origines (1960-1965) » organisée à Lyon en 2024, perpétuant la mémoire d'un créateur infatigable entièrement voué à la liberté de la ligne et du pli.