artiste / artist : REINHOUD D'HAESE (Belgique, Grammont 1928 - France, Paris 2007) - COBRA |
 |
| |

[REINHOUD D'HAESE].
Sculptures. Oeuvres sur papier.
Paris, Piasa (auction), 2016. |

[REINHOUD D'HAESE].
Cat. Raisonné Sculpture 1948-2006.
Paris, Gallimard, 2003-2014. |

[REINHOUD D'HAESE].
CR T. II. Sculptures 1970-1981.
Paris, Editions Gallimard, 2005. |

[REINHOUD D'HAESE].
CR T. I. Sculptures 1948-1969.
Paris, Editions Gallimard, 2003. |
 |

[REINHOUD D'HAESE].
REINHOUD.
Paris, Galerie Ariel, 1992. |

[REINHOUD D'HAESE].
Sculptures.
Paris, Galerie Ariel, 1986. |

[Pierre ALECHINSKY - REINHOUD].
ALECHINSKY + REINHOUD.
Amsterdam, Stedelijk Museum, 1961. |
 |
|
|
|
| |
|
Né en 1928 à Grammont en Belgique, REINHOUD D'HAESE, connu sous son seul prénom REINHOUD, s'initie très tôt aux métiers du métal en travaillant chez un orfèvre avant d'intégrer l'École nationale supérieure des Arts visuels de la Cambre. Son parcours prend un tournant décisif en 1950 lorsqu'il rejoint les Ateliers du Marais à Bruxelles, épicentre du mouvement COBRA. C'est dans cette effervescence créative qu'il forge son identité artistique, privilégiant une approche instinctive et organique de la sculpture, loin des conventions académiques de l'époque.
Son œuvre se caractérise par la création d'un bestiaire fantastique et de figures anthropomorphes, façonnés principalement par le soudage de feuilles de métal comme le cuivre, le laiton ou le plomb. Dès 1956, il bénéficie d'une exposition personnelle marquante à la Galerie Taptoe à Bruxelles, avant de s'installer définitivement en France, près de Paris, au début des années 1960. Ses sculptures, à la fois grotesques et poétiques, explorent la frontière entre l'humain et le végétal, révélant un monde peuplé de créatures hybrides sans visage mais dotées d'une expressivité singulière.
La reconnaissance internationale de REINHOUD s'affirme à travers des étapes majeures, notamment sa participation à la Biennale de Venise en 1964 et une exposition mémorable au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris en 1970. Son talent s'exporte également outre-Atlantique, comme en témoigne sa présence régulière à la Lefebre Gallery de New York dès les années 1960. Malgré son succès, l'artiste conserve une liberté totale, refusant les étiquettes et continuant d'expérimenter diverses échelles, de la miniature aux œuvres monumentales destinées à l'espace public.
Jusqu'à sa disparition en 2007 à l'Isle-Adam, REINHOUD a poursuivi une quête inlassable de formes, enrichissant son univers de dessins et de gravures qui complètent son œuvre sculpté. Des rétrospectives d'envergure ont jalonné la fin de sa carrière et la période posthume, notamment aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique en 2011. Aujourd'hui, ses créations sont conservées dans les plus grandes institutions mondiales, témoignant de l'importance de ce « sculpteur de l'imaginaire » qui a su transformer le métal froid en une comédie humaine vibrante et décalée.