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[Andy WARHOL].
WARHOL Unlimited.
Paris, Musé d'Art Moderne, 2015. |

[Andy WARHOL].
WARHOL ELVIS BRANDO.
New York, Christie's, 2014. |

[Andy WARHOL].
Self-Portrait.
New York, Christie's, 2011. |

[Andy WARHOL].
Dessins 1942-1987.
Paris, Editions de La Martinière, 1999. |
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[Andy WARHOL].
De l'art comme commerce.
Köln, Taschen, 1990. |

[Andy WARHOL].
Andy WARHOL.
Bruxelles, Isy Brachot, 1989. |

[COLLECTIF].
BEUYS BROODTHAERS WARHOL...
Paris, Galerie Isy Brachot, 1989. |

[Andy WARHOL].
Artstudio N°8.
Paris, Artstudio, 1988. |
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[COLLECTIF].
BEUYS RAUSCHENBERG TWOMBLY...
Munich, Prestel-Verlag, 1982. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°44.
Paris, XXème Siècle, 1975. |

[Andy WARHOL].
Andy WARHOL.
Paris, Musée d'Art Moderne, 1970. |

[Andy WARHOL].
WARHOL.
Paris, Galerie Sonnabend, 1964. |
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Né en 1928 à Pittsburgh, Andrew Warhola, dit Andy WARHOL, débute sa carrière à New York dans les années 1950 en tant qu'illustrateur publicitaire à succès. Son talent pour le dessin commercial lui permet de collaborer avec des magazines comme Glamour ou Vogue, développant une sensibilité aiguë pour l'imagerie de consommation. En 1962, il opère une transition radicale vers les beaux-arts et présente ses premières œuvres iconiques, notamment les Campbell's Soup Cans, lors d'une exposition à la Ferus Gallery de Los Angeles. Ce geste marque l'acte de naissance du Pop Art américain, transformant des objets banals de supermarché en sujets de haute culture.
Au cœur des années 1960, WARHOL fonde la Factory, un atelier d'argent et d'aluminium qui devient le centre névralgique de l'avant-garde new-yorkaise. Il y industrialise sa production grâce à la sérigraphie, une technique qui lui permet de répéter à l'infini les visages de célébrités comme Marilyn Monroe ou Elvis Presley. En 1963, il commence sa série macabre Death and Disaster, explorant l'obsession médiatique pour les accidents et les chaises électriques. Parallèlement, il révolutionne le cinéma expérimental avec des films comme Empire (1964), capturant la durée pure du temps à travers des plans fixes de plusieurs heures.
L'année 1968 marque un tournant dramatique lorsqu'il survit de justesse à une tentative d'assassinat perpétrée par Valerie Solanas. Cet événement renforce son détachement ironique et sa fascination pour la célébrité superficielle. Dans les années 1970, il devient le portraitiste attitré de la jet-set mondiale, immortalisant les icônes du Studio 54. En 1975, il publie Ma philosophie de A à B et vice versa, où il théorise l'art comme une affaire commerciale ("Business Art"). Malgré les critiques l'accusant de mercantilisme, il expose au Whitney Museum en 1979, confirmant son statut de miroir incontournable de la société américaine.
Dans les années 1980, WARHOL se réinvente au contact de la jeune génération, notamment à travers sa collaboration fructueuse avec Jean-Michel BASQUIAT en 1984. Il renoue avec une peinture plus gestuelle tout en continuant d'explorer les symboles du pouvoir, comme dans sa série sur Lénine ou ses réinterprétations de La Cène de Léonard de Vinci. Sa dernière grande série, les Self-Portraits à la perruque ébouriffée, est présentée à Londres en 1986. Il s'éteint brusquement en 1987 à la suite d'une opération de routine. Aujourd'hui, son héritage est préservé au Andy Warhol Museum de Pittsburgh, inauguré en 1994, témoignant d'une œuvre qui a définitivement aboli la hiérarchie entre l'art noble et la culture populaire.