artiste / artist : Robert MALAVAL (France, Nice 1937 - Paris 1980)
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[Robert MALAVAL].
Robert MALAVAL.
Angers, Musé des Beaux-Arts, 2009. |

[Robert MALAVAL].
Robert MALAVAL.
Paris, Palais de Tokyo, 2005. |

[Robert MALAVAL].
Kamikaze.
Paris, Palais de Tokyo, 2005. |

[Robert MALAVAL].
L'aliment blanc...
Paris, Eric Touchaleaume, 1992. |
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[Robert MALAVAL].
Paillettes et pastels - 1973-1980.
Angers, Edition PACA, 1989. |

[Robert MALAVAL].
MALAVAL.
Paris, Art-Press / Flammarion, 1984. |

[Robert MALAVAL].
MALAVAL.
Paris, MAM - ARC, 1981. |

[Robert MALAVAL].
L'album de l'aliment blanc.
Paris, Daniel Gervis / SMI, 1971. |
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[Robert MALAVAL].
Transat - Marine - Campagne...
Paris, Cnac, 1971. |
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Né en 1937 à l’Isle-sur-la-Sorgue, Robert MALAVAL est un artiste autodidacte au parcours fulgurant et inclassable, souvent associé au mouvement du Pop Art français. Après une jeunesse marquée par l’errance et la découverte de la peinture en solitaire, il s'installe dans la campagne provençale où il entame sa première série majeure. Entre 1961 et 1965, il crée l'univers de l'« Aliment blanc », une excroissance organique et envahissante faite de papier mâché et de colle qui semble dévorer les objets du quotidien, témoignant déjà d'une vision à la fois poétique et angoissée de la prolifération.
Sa reconnaissance sur la scène artistique internationale s'accélère durant les années 1960, portée par une énergie créative débordante. En 1961, il bénéficie de sa première exposition personnelle à la Galerie Alphonse Chave à Vence, un lieu crucial pour sa carrière. Quelques années plus tard, en 1965, il expose à la Galerie Yvon Lambert à Paris, marquant son ancrage dans l'avant-garde de l'époque. Son travail évolue alors vers une esthétique plus urbaine et rythmée, s'éloignant de l'aspect organique de ses débuts pour embrasser les codes de la culture de masse.
Passionné par le rock 'n' roll et la vitesse, MALAVAL transforme son art en une performance continue, cherchant à capturer l'immédiateté et le mouvement. Cette période est marquée par l'utilisation de paillettes et de couleurs vives, illustrant son concept de « l'animation » et son refus de la fixation académique. En 1971, il présente une exposition marquante au CNAC (Centre national d'art contemporain) à Paris. Il explore également les supports multiples, de la sérigraphie au dessin, tout en multipliant les références à la culture pop et à l’énergie électrique des concerts.
Les dernières années de sa vie sont marquées par une radicalisation de sa pratique et une certaine mélancolie face à la société de consommation. En 1980, juste avant sa disparition, il réalise une performance sonore et visuelle marquante intitulée « Le Grand Été des Paillettes » à la Galerie Baudoin Lebon. Artiste écorché vif, il met fin à ses jours à Paris en août 1980. Il laisse derrière lui une œuvre singulière, véritable trait d'union entre le Nouveau Réalisme et le Pop Art, dont l'influence continue de résonner dans l'art contemporain français.