Peintre, graveur et sculpteur danois né le 23 septembre 1913 à Copenhague, Carl-Henning PEDERSEN est l'un des piliers de l'art moderne scandinave du XXe siècle. Autodidacte, il découvre sa vocation artistique en 1933 sous l’influence de celle qui deviendra son épouse, l'artiste Else Alfelt. Dès ses débuts, il s'éloigne du réalisme pour explorer un univers onirique inspiré par l'art primitif et les dessins d'enfants, une démarche qui se concrétise par sa participation à l’exposition phare « Linien » en 1937, marquant son entrée officielle dans l'avant-garde danoise.
Son parcours franchit une étape historique après la Seconde Guerre mondiale lorsqu’il devient, en 1948, l'un des membres fondateurs du mouvement CoBrA. Aux côtés d'artistes comme Asger JORN ou Karel APPEL, il prône une liberté créative totale, rejetant les académismes au profit de l'instinct et de la spontanéité. Cette période est marquée par une explosion de couleurs et l'apparition récurrente de motifs symboliques tels que les oiseaux, les astres et les navires ailés. Sa reconnaissance internationale est scellée en 1962 lorsqu’il reçoit le prestigieux prix Guggenheim, suivi de sa représentation du Danemark à la Biennale de Venise.
L'œuvre de PEDERSEN se déploie également dans la monumentalité et l'intégration de l'art dans l'espace public. En 1965, il entame la réalisation d'une fresque monumentale en céramique pour l'université de Herning, un projet titanesque qui témoigne de son désir de rendre l'art accessible à tous. Sa consécration institutionnelle aboutit en 1976 à l'ouverture du musée Carl-Henning Pedersen et Else Alfelt à Herning, une institution unique qui abrite des milliers de ses œuvres. Durant les années 1980, il poursuit ses expérimentations décoratives, notamment avec la commande des mosaïques et vitraux pour la cathédrale de Ribe en 1983, une œuvre qui fit polémique avant de devenir un monument de l'art sacré moderne.
Jusqu'à sa disparition le 20 février 2007 à Copenhague, « le Chagall du Nord » n'a cessé de peindre avec une ferveur lyrique, conservant une fraîcheur d'expression quasi mystique. Son héritage est célébré par de grandes rétrospectives, comme celle du Statens Museum for Kunst en 2003 à l'occasion de ses 90 ans. Aujourd’hui, son travail demeure exposé dans les plus grandes collections mondiales, du MoMA à New York au Centre Pompidou à Paris, témoignant de l'impact durable de son « imagerie féerique » sur l'histoire de l'art abstrait et expressionniste.
Peintre, graveur et sculpteur danois né le 23 septembre 1913 à Copenhague, Carl-Henning PEDERSEN est l'un des piliers de l'art moderne scandinave du XXe siècle. Autodidacte, il découvre sa vocation artistique en 1933 sous l’influence de celle qui deviendra son épouse, l'artiste Else Alfelt. Dès ses débuts, il s'éloigne du réalisme pour explorer un univers onirique inspiré par l'art primitif et les dessins d'enfants, une démarche qui se concrétise par sa participation à l’exposition phare « Linien » en 1937, marquant son entrée officielle dans l'avant-garde danoise.
Son parcours franchit une étape historique après la Seconde Guerre mondiale lorsqu’il devient, en 1948, l'un des membres fondateurs du mouvement CoBrA. Aux côtés d'artistes comme Asger JORN ou Karel APPEL, il prône une liberté créative totale, rejetant les académismes au profit de l'instinct et de la spontanéité. Cette période est marquée par une explosion de couleurs et l'apparition récurrente de motifs symboliques tels que les oiseaux, les astres et les navires ailés. Sa reconnaissance internationale est scellée en 1962 lorsqu’il reçoit le prestigieux prix Guggenheim, suivi de sa représentation du Danemark à la Biennale de Venise.
L'œuvre de PEDERSEN se déploie également dans la monumentalité et l'intégration de l'art dans l'espace public. En 1965, il entame la réalisation d'une fresque monumentale en céramique pour l'université de Herning, un projet titanesque qui témoigne de son désir de rendre l'art accessible à tous. Sa consécration institutionnelle aboutit en 1976 à l'ouverture du musée Carl-Henning Pedersen et Else Alfelt à Herning, une institution unique qui abrite des milliers de ses œuvres. Durant les années 1980, il poursuit ses expérimentations décoratives, notamment avec la commande des mosaïques et vitraux pour la cathédrale de Ribe en 1983, une œuvre qui fit polémique avant de devenir un monument de l'art sacré moderne.
Jusqu'à sa disparition le 20 février 2007 à Copenhague, « le Chagall du Nord » n'a cessé de peindre avec une ferveur lyrique, conservant une fraîcheur d'expression quasi mystique. Son héritage est célébré par de grandes rétrospectives, comme celle du Statens Museum for Kunst en 2003 à l'occasion de ses 90 ans. Aujourd’hui, son travail demeure exposé dans les plus grandes collections mondiales, du MoMA à New York au Centre Pompidou à Paris, témoignant de l'impact durable de son « imagerie féerique » sur l'histoire de l'art abstrait et expressionniste.